Il y a des objets qui restent gravés dans le cœur, même quand ils ont disparu des armoires. Pour ma mère, c’est la mantille de mon arrière-grand-mère, en tulle noire brodé de dentelles à motifs floraux.
Ma mère m’a raconté un jour un souvenir d’enfance au sujet de la mantille de sa mémé...
Mon arrière-grand-mère avait une mantille, en tulle noir, brodée de motifs floraux. Petite, ma mère adorais lui chipper pour jouer avec et la mettre sur sa tête pour faire comme elle. Pour mon arrière-grand-mère, ce n’était pas une obligation ou un signe de soumission. C’était un accessoire précieux, élégant, réservé à la prière et à la messe, qu’elle mettait avec plaisir.
Aujourd’hui, ni moi, ni ma mère ne portons de mantille. Ma mère se contente d’attacher ses cheveux pour la messe. Et pourtant, cette mantille reste vivante dans ses souvenirs, lui rappelant des dimanches lumineux en compagnie de sa grand-mère, Marie-Agnès. Elle a encore une photo d’elle avec celle-ci.
Je ne pense pas qu’on est besoin de la porter pour afficher sa foi ou ressentir la présence de Dieu. C’est un choix, qui se respecte, mais ne s’impose pas. Et pour ma mère, c’est un souvenir émouvant de son enfance.
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- Chrétiennes et voilées, reportage France Inter
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